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Fin

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 14:09

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 03:23

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Nez plongé dans une boîte... Cette boîte. Elle n'a rien d'expetionnel en soi. Mais elle te contient juste toi. Ou plutôt ce qu'il reste de toi. Mon Four-Tout. Quelques lettres posées sur mon lit la veille d'un de tes nombreux déplacement de directeur commercial - Quelques-uns de tes discours écrits pour les cérémonies que tu aimais orchestrer, des mariages au monument au mort... - Quelques photos - Quelques textos laissés sur mon portable le jour où ma petite vie à basculé - Quelques cartes d'anniversaires, de fêtes des pères que nous t'avions faites avec Lola... Des bribes de toi et nous. Des restes d'une vie... Avec toi.

Nez plongé dans une boîte. Je renifle. Je renifle les larmes d'un passé parfois trop dur à accepter. Je sais... Je sais pertinament ce qui se passe à chaque fois que j'ouvre cette boîte. Mais c'est plus fort que moi. Ca dépasse tout entendement... Alors je le fais. Parce que j'en ai besoin. Juste cinq minutes, le temps de l'ouvrir, le temps de relire ce qu'il y a dedans... Le temps d'un tête à tête avec toi. Tu vois papa, je n'ai pas besoin d'aller sur ta tombe, pas besoin de t'apporter des fleurs puisque je t'ai là. Et puisque je me sens plus proche de toi comme ça.

Mais combien de fois encore vais-je ressentir ce besoin incontrolable de l'ouvrir?
Combien de fois encore vais-je faire ces détours pour aller sur cette tombe & combien de fois encore vais-je me persuader que ça ne sert à rien?
Combien de fois encore vais-je regarder ton numéro dans mon répertoire en ayant l'envie d'appuyer sur le téléphone vert... Juste pour voir ce que ça fait. Juste pour voir si j'entends ta voix, sur un répondeur.
Combien de fois encore la nana de chez SFR me dira " Client Sfr bonjour, nous vous informons que le numéro demandé n'est pas attribué" quand le désir d'essayer d'appeler sur ton fixe aura été plus fort que la raison?
Combien de fois encore vais-je penser à tous ces moments où tu ne seras pas? Les noëls, la fête des pères... Et si je me mariais, au bras de qui j'irai à l'église dis-moi...
Combien de fois encore vais-je m'endormir en tenant un de tes t-shirt dans mes mains?
Combien de fois encore vais-je me repasser le fim de cette dernière fois où tu m'as serré dans tes bras?
Combien de fois encore vais-je pleurer?
Combien d'heures, combien de semaines, de mois et d'années vais-je encore avoir à passer sans toi à mes côtés?
Combien de fois encore la peur de perdre le peu de souvenirs qui me restent va-t-elle me hanter?
Combien de fois encore...

Je t'aimais. Je t'aime. Et je t'aimerai.
Si tu savais ce que tu laisses derrière toi papa...
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# Posté le jeudi 22 octobre 2009 16:03

Modifié le samedi 24 octobre 2009 06:52

"Certains jours, quand j'écoute le tic-tac de l'horloge, je pense à toutes les minutes, à toutes les heures, et les journées, et les semaines et les années qui m'attendent. Tout ce temps sans "Lui". Alors, je n'arrive plus à respirer comme si quelqu'un m'écrasait le coeur, et je me sens si faible que je n'ai qu'une envie, m'écrouler par terre"

"Certains jours, quand j'écoute le tic-tac de l'horloge, je pense à toutes les minutes, à toutes les heures, et les journées, et les semaines et les années qui m'attendent. Tout ce temps sans "Lui". Alors, je n'arrive plus  à respirer comme si quelqu'un m'écrasait le coeur, et je me sens  si faible que je n'ai qu'une envie, m'écrouler par terre"
Et c'est si dur... Et c'est si dur de combattre le temps, de vouloir le suspendre le temps de quelques larmes, le temps d'un moment de répis.
Et c'est si dur de voir les minutes, les heures et les journées courir devant nous, en ayant l'impression de ne pas pouvoir ni les rattraper, ni les arrêter.
J'aurais voulu que le monde s'arrête là. En cette nuit du 6 septembre. J'aurais voulu que les gens cessent d'avancer comme si tout allait pour le mieux.
J'aurais aimé que chacun souffre à chaque minute qui passe, comme moi je souffre...
J'avais espéré que le temps appaiserait ma peine. J'ai voulu croire que d'heure en heure, de journée en journée et que de semaine en semaine, tout deviendrait plus facile... J'y ai cru...
Et j'ai eu tort.
Tort de penser que mon coeur s'allégerait en ci peu de temps. Tort de penser que tout deviendrait plus facile au bout d'un moi...
La douleur ne fuit pas un coeur brisé. Elle change & elle le change.

Il y a la douleur de l'annonce, celle du choc. Cette douleur si étrange que vous ne savez plus si le monde extérieur existe encore. Si étrange que vous ne savez pas si vous devez rester, partir, sortir ou vous enfermez.... Cette douleur si forte qu'elle vous anesthésie tout le corps l'espace de quelques jours...
Puis vient une autre douleur. Celle du vide, de l'absence et du manque.
Contrairement à la première qui n'est que passagère, celle-ci s'immisce en vous par vagues, vous saisie, vous poignarde et devient ingérable par moment.
C'est la tristesse d'un soir de nostalgie. C'est la solitude mélangée à la mélancolie, quand, balladeur dans oreilles, une chanson, une voix, un geste vous rappelle à cet être que vous avez aimé.
Ce sont des regards vides.
Des moments de joie auxquels se succédent des larmes qui vous rappellent que, non, tout ne va pas bien.
C'est quand vous avez l'impression que personne ne se rend compte, que tout le monde a oublié, que les gens de savent pas quoi vous dire. C'est quand, tout simplement, vous vous sentez seul au milieu de votre peine.

Ce sont tous ces moments papa qui me rappellent que tu n'es plus là. C'est quand même entourée des meilleures personnes qui font partie de ma vie, je me sens seule. C'est quand, sans savoir pourquoi, je fuis ceux que j'aime et qui sont autour de moi, pour aller m'isoler...
Ce n'est pas une minute dans une vie, ce n'est pas une goutte d'eau dans un vase... Non papa, c'est un ras-de-marrée que tu as créé dans mon coeur. Ce n'est pas le temps d'une heure par jour que je pense à toi papa... Non, c'est chaque seconde qui passe...
Tu peuples mes journées, mes heures et mes semaines. Tu peuples mes nuits, mes cauchemards et mes rêves.
Mais, finalement, tant que tu vis dans mes pensées papa, j'ai l'impression que tu es encore un peu avec moi

# Posté le lundi 05 octobre 2009 12:48

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 12:41

[ Eux... Juste Eux & tout va bien. ]

[ Eux... Juste Eux & tout va bien. ]
g

# Posté le lundi 05 octobre 2009 12:26

Ma LOL... Ma Nénette... Merci d'être là!

Ma LOL... Ma Nénette... Merci d'être là!
Parce qu"il me manque, tout comme il te manque à toi.
Parce qu'on ne le montre pas forcemment.
Parce qu'on ne passe pas notre temps à pleurer sur notre sort (non, nous on vaut bien mieux que ces larmes qui bouent en nous, on vaut bien mieux que cette vie qui nous enlève beaucoup de choses).
Parce que nous on est et restera deux, deux soeurs qui s'aiment et qui s'épaulent.
Parce que toi, tu sais m'écouter, tu sais me faire rire quand tu te mets à me parler de lui...
Parce que toi ma LOL, jamais... jamais je ne veux que la vie ne t'enlève à moi!
Parce qu'avec toi, au près toi tout me semble plus facile, quand on se raconte tous les souvenirs qu'on a de lui...
Parce qu'on est ses deux "filles chéries"comme il disait parfois, et parce qu'il doit être fier de nous et de notre entente.
Parce qu'il doit être fier de nous voir rendre visite à Sabine et Timo.
Parce qu'au fond de toi je sais que tu as de la peine, tout comme moi, mais parce que je sais aussi que tu es une Nénette bien plus forte que je le pensais.
Je t'aime ma Lol, pour toujours.

# Posté le lundi 28 septembre 2009 15:06

Modifié le lundi 28 septembre 2009 15:20